JEAN ROBERT : LE SPORT COMME VALEUR SOCIALE

5 mai 2009 - 13:35

ETAT CIVIL : Jean ROBERT – 73 ans

PARCOURS SPORTIF :

Il est un peu atypique car j’ai plus « accompagné » le sport que ne l’ai pratiqué directement. En effet, ma profession de Professeur d’Education Physique m’a donné la possibilité de m’investir plus profondément, d’abord en milieu scolaire puis en association. A Langeac, ville de mon premier poste, j’ai créé le club de basket en 1966. A l’époque, j’entrainais les filles en championnat d’académie (avec lesquelles nous avons atteint les finales). L’idée de fonder un club était devenue évidente. Il y avait d’autres clubs sportifs à Langeac mais le basket, sous mon impulsion, a été le premier à mettre en place une école de formation. En 1978, je suis muté à Sainte Florine. Joe Fontès qui était président du club de Brassac les mines est aussitôt venu me voir pour structurer et coordonner l’école de basket. Au milieu des années 80, pris par le mandat de maire, j’ai été contraint de mettre le sport sur la « touche ». Puis, en 1994, je suis revenu, sollicité par Néné Boulard. J’ai pris le poste de secrétaire de l’AVA lequel j’ai assuré durant 9 ans. Par ailleurs, Didier faisant ses premiers pas à l’école de foot, j’ai accompagné les jeunes, la plupart du temps avec Guy André et d'autres parents.

TON PARCOURS DIRIGEANT :

Comme je l’ai dit précédemment, J’ai fait neuf ans en tant que secrétaire du club. J’ai toujours connu Néné Boulard comme président. J’avais Eliane Bonnafoux comme adjointe avec laquelle on se partageait les tâches. J’ai ensuite contribué, humblement, à la mise en place du tournoi des jeunes, à ce jour, ma plus grande satisfaction. A la fin des années 90, on a été un certain nombre (on les retrouve lister dans l'ouvrage) à décider de faire l'historique du club depuis sa création en 1928. Ca a été un travail passionnant entre la collecte des actes administratifs et des témoignages si et là de photos, anecdotes, témoignages des temps forts.

DES BONS SOUVENIRS :

Pas de souvenirs particuliers, sinon l’impression générale d’un club où tout était parfaitement huilé et orchestré. Toutes les équipes avaient leur « triplette » de responsables. L’administration générale fonctionnait parfaitement. Pour ma part, le plus grand plaisir était lors du tournoi, où chaque année, certaines équipes revenaient et tu sentais qu’elles prenaient beaucoup de plaisir. C’était l’occasion de sympathiser, autrement que lors des rencontres de championnat.

J’ai apprécié aussi toutes les idées qu’on mettait en œuvre pour les animations comme l’arrivée du Père Noël. Bébert Gires débordait d’imagination. Le plaisir des gamins était alors suffisant pour moi.

DES MAUVAIS SOUVENIRS :

Aucun de particulier. A l’époque, il y avait beaucoup moins de liens entre la partie sportive et la partie administrative. Ca, je le regrettais. Il était difficile d’obtenir certaines infos suite aux rencontres et, par ailleurs, la coordination était balbutiante ce qui rendait le transfert d’infos pas forcément très efficace.

DES JOUEURS QUI T’ONT MARQUE :

De par mon métier, ma culture, je ne mettais pas l’accent sur un joueur en particulier, mais sur l’idée de groupe, d’investissement individuel  au service d’une équipe. J’appréciais surtout lorsque les joueurs se donnaient pour le collectif. Je pestais ainsi lorsque certains, habitués aux cartons, mettaient en difficulté leur groupe.

DES DIRIGEANTS QUI T’ONT MARQUE :

Néné Boulard évidemment. N’ayant connu que lui en tant que président, je me suis rendu compte de l’investissement personnel qu’il mettait pour le club (président, coach, école de foot…). Il était dynamique, leader, il donnait envie de le suivre. Il avait aussi un énorme côté humain. C’est lui qui avait donné le premier des responsabilités à Nono Sabatier et Jacquot Cluzel pour les entrées. Ce sont des petites gestes mais ce sont ceux qui, au final, reflètent le mieux l'importance du tissu associatif dans notre pays.

Plus prêt de nous, je retiens deux noms : Jean Marc Poulignier dont l’investissement a été aussi très important et puis une petite touche amicale à Jean Marc Curabet qui est, pour moi, un très bon président. Déjà, je me souviens à l’époque, tout frais rentré au comité directeur, il était intéressé, questionnait beaucoup. On sentait qu’il souhaitait s’impliquer.

D’autres noms encore de « figures «  avéistes : Bébert Gires (excellent avec les tout petits), Jeannot FLory, Rolland Dellapietra et Rajko Hudina, Philippe et Christophe Da Costa...

J’ai toujours apprécié cette capacité d’encadrement qu’a offert l’AVA aux nombreux jeunes qui sont passés. S’il y a une chose dont ce club doit être fier, c’est sa capacité de formation qu’il doit conserver et développer encore. Et cet encadrement, il faut qu’il soit de qualité, formé. C'est la marque de fabrique de Vergongheon. Ca, plus qu'autre chose !!

UNE ANECDOTE CROUSTILLANTE :

C’est sous la présidence de Néné qu’on a commencé à parler de 3ème mi-temps et de pot de l’amitié. Rapidement accepté de tous, évidemment, il a fallu qu’on mette un peu quelques barrières, certains abusant légèrement de  ce moment convivial. Je me rappelle de Didier Veisseyre entre autres. Toto Mezzacaza aussi qui disait tout le temps : « c’est la démarrante ! ». Mais elle durait la démarrante. Il n’empêche que c’est encore d’actualité maintenant.

L’EVOLUTION DU FOOTBALL :

Evidemment, je n’étonnerai personne en disant que le sport, et le football en particulier, ne va pas dans la bonne direction. Trop de fric, une gestion comme une entreprise, des « bénévoles » qui se monnayent. Même au niveau local, les clubs subissent cette idéologie. Tout ça devient très difficile à gérer. Pour ma part, le bénévolat reste le socle du sport amateur et doit le rester. Bénévolat = passion !

Toutefois, il faut aussi nuancer car on atteint parfois les limites de ce bénévolat, notamment dans l’encadrement des jeunes. Physiologiquement, mentalement, on n’entraîne pas un gamin comme on coach un sénior. Aujourd’hui, la formation est plus que nécessaire. Je pense que l’AVA s’est dotée de très bons animateurs, il faut perdurer dans ce schéma.

Pour terminer, je concède préférer voir les « ptitous » jouer. Ils pratiquent sans arrière pensée, ils se donnent à fond, se défoncent, « chialent » quand ils perdent. Cet esprit sportif et uniquement sportif, c’est celui là qu’il faut encourager et faire perdurer.

Pour ma part, je serais encore présent cette année pour le tournoi des jeunes et pour rendre service à Jean-Marc Poulignier ... et au club.

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