RAJKO HUDINA... UNE MEMOIRE DU FOOTBALL VERGONGHEONNAIS

9 septembre 2009 - 08:57

Originaire de l'Ex-Yougoslavie, plus précisément de Slovénie dont il parle encore couramment la langue, "débarqué" à Bergoide, hameau minier dont on peut se demander s'il n'a pas fourni l'essentiel de l'excellence vergongheonnaise, Rajko (prononcez "Raillko") Hudina n'a pas mis longtemps avant de rejoindre les rangs avéistes. Plus précisément, l'AMV (Association des Mineurs Vergongheonnais) car, en 1950, l'AVA n'était pas encore née mais était toutefois en gestation. Il livre un regard nostalgique sur ces premières années.

 

ETAT CIVIL : Rajko HUDINA (74 ans)

 

TON PARCOURS SPORTIF :

j'ai débuté en cadet en 1950 puis j'ai suivi la progression, junior en 1952 puis senior en 1954. J'ai joué jusqu'en 1966 avec un intermède de 2 ans durant mon service militaire en Algérie. de 1954 à 1956, j'ai évolué en première, au retour de l'armée, j'ai repris en réserve pour terminer mes six dernières années en première. J'ai stoppé le football lorsque j'ai fait construire, stoppé complètement d'ailleurs. Je jouais au poste "d'INTER" (ce qui équivaut aujoud'hui à un milieu de terrain de couloir), côté droit.

 

TON PARCOURS DIRIGEANT :

J'ai tout de même coupé 30 ans. En 1995, c'est Néné Boulard qui est venu me chercher et qui m'a demandé de rentrer au comité directeur. Rolland Della Pietra "prenait du grade" en devenant trésorier, j'ai donc été chargé de le suppléer en tant qu'adjoint. Depuis 14 ans, nous sommes les "maîtres" de la finance avéiste. Plus sérieusement, Rolland s'occupe de la comptabilité générale et moi, je tiens à jour les frais de déplacement et d'arbitrage. En 1997, Jean Robert, alors secrétaire, m'a sollicité pour travailler sur un ouvrage qui ferait l'historique du foot à Vergongheon. Trois mois plus tard, au terme d'un long travail de recherche (articles, photos, statuts, témoignages), on a édité ce livre. C'est un lourd travail mais il a le mérite de ne pas laisser tomber l'histoire du club dans l'oubli.

 

DES BONS SOUVENIRS :

la saison 1962-1963 : une saison exceptionnelle. On aurait dû monter en Honneur Régionale. On ne perd pas un match hormis Massiac 1 - 0 à domicile. Au match retour, Guy Deschareaud jouait là bas et nous plante deux buts mais, à force de cravacher, on parvient à revenir au score et égaliser. Au final, c'est Massiac qui monte mais ça a été vraiment une belle saison.

Sinon je me souviens, en juniors, d'un déplacement à Riom es Montagne. Même si ça roulait bien, on peut imaginer les conditions de circulation et les véhicules de l'époque. C'était le père Alizon qui nous déplaçait avec sa traction avant. Arrivés vers Ségur les villas, une congère nous bloquait le passage, c'est nous qui l'avons pelletée pour pouvoir arriver à l'heure pour le match.

 

DES MAUVAIS SOUVENIRS :

je me souviens d'un match âpre et rugueux contre Murat chez eux. Tout le match, ça c'était mis des coups. A la fin de la rencontre, c'est partie en bagarre générale dans les vestiaires. Gigi Zoccolan, c'était la "paternité" !!, il nous criait : "Enlevez vous !!" et il en a distribué. Mais, c'est le pauvre Daniel Roure qui a eu la mâchoire cassée. C'était tragique. J'y suis retourné il y a 2, 3 ans lorsque la première est allée faire un match amical. Derrière moi, il y avait des cantalous qui en parlaient encore.. J’ai rien dit mais ça m'a rappelé de sacrés souvenirs.

 

 

 

DES JOUEURS QUI T'ONT MARQUE :

Moi je retiens surtout toute la génération précédente à la mienne. Celle des années 49-50. Il y avait Gonzalès (entraîneur-joueur). On le surnommé Pépito. Comme je m’entraînais avec plus jeune et que je restais pas mal avec, on m’avait aussi surnommé « Gonza ». je peux ajouter Roger et Gino Berbardi, Casimir Bienkowski, Bruno Zoccolan et les trois frères Cocciancig. J’allais tous le temps les voir jouer, j’avais 10 ans.

Puis quelques années plus tard, Ricardo Frégonèse, Chanteloube, Ribeyre, besse, Narce, Tony Mezzacasa, Daniel Roure, Mathieu dit « Stan ». J’en oublie sûrement mais il y en a un qui synthétise un peu tout parce qu’il a eu une carrière longue et qu’il a joué avec tous c’est Gigi Zoccolan. Un gagneur, un gueulard aussi, partout où il allait il était craint.

 

DES DIRIGEANTS QUI T’ONT MARQUE :

En premier lieu, Joseph PELISSERO, un meneur d’hommes. Il amenait de la chaleur, il savait parler et il était très paternaliste. Les lendemains de match, c’était pas rare qu’il récupère trois, quatre joueurs, dans sa 403, et qu’il nous amène chez le « rhabilleur », une sorte de rebouteux d’antan.

Il y avait son gendre aussi DENOCE. Il était très présent. Je me rappelle qu’un jour, on devait jouer à Saint Chély. Faisant les postes, je ne pouvais partir avec le groupe. Il m’a attendu et m’a monté tout seul.

Puis après, il me vient la triplette : Marcel USTACHON, André BARDY et Mr BRIDAY. Complémentaires, même si le premier prenait le pas sur tous les autres. Il faisait tout.

Enfin, je pense à Raoul Polloni, quelqu’un d’engagé qui a amené du dynamisme et qui a voulu faire de grandes choses.

 

UNE ANECDOTE CROUSTILLANTE :

Une finale de Coupe de la Haute-Loire contre Lempdes sur Allagnon. Le terrain neutre avait été tiré et on jouait à Brives Charensac. Un vrai derby qu’on gagne à la sortie. On était monté à neuf dans la DS de Déschareaud (pas Guy, un autre). On avait chauffé un peu la meule après le match. Pour redescendre, Deschareaud faisait le malin et nous montrait comment sa voiture tenait la route. Dans la descente de Fix, l’ancienne, pas la nouvelle, dans un virage on a capoté. La voiture s’est retrouvée sur le toit. On est tous sorti les uns après les autres sans bobo. Narce avait perdu sa montre. Il n’y avait que Deschareaud qui était bloqué par le volant et qui criait «je suis mort, sortez moi de là ». On en a rigolé longtemps de tout ça.

 

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