LE DERBY AVA / CCAB

20 novembre 2009 - 15:40

A près de deux semaines de la première manche du derby du Bassin Minier, nous allons donner la parole aux avéistes qui ont, génération après génération, participé à ces rencontres. Un certain nombre de joueurs du cru ont été interrogés. Plongés dans leurs souvenirs, ils nous rappellent combien cette rencontre a d'aspects particuliers. Ambiance, tension, suprématie, défense du clocher et des couleurs, le vocabulaire est toujours le même malgré les décennies. Le point d'orgue sera présenté le jour de la rencontre : Dimanche 6 décembre car un panneau reprennant interviews, photos et articles de presse sera proposé aux nombreux spectateurs. Pour que vive le derby AVA / CCAB !

 Honneur aux plus anciens, sûrement un de ceux dont les souvenirs portent le plus loin.

GINO BERNARDI : 84 ans

COMBIEN DE DERBY AS-TU JOUE ?

On a croisé 5, 6 fois la route des combellois. Toujours en championnat

QUEL SOUVENIR EN GARDES TU ?

De mauvais souvenirs, on a tout le temps perdu contre La Combelle, hormis une fois où l’on est allé gagner 1 – 0 chez eux. En fait, on en avait peur de cette équipe, dans la tête ça ne suivait pas. Ca a toujours été notre « bête noire ». Je me souviens une fois, on est allé les défier chez eux, on se croyait plus fort. On est revenu avec 9 buts dans la musette.

QU’EST-CE QUI FAIT QUE C’EST UN MATCH PARTICULIER ?

C’est LE derby. On jouait la suprématie du Bassin Minier. Toutes les semaines précédentes on en parlait, les supporters nous en alpaguaient dans la rue. Il y avait aussi les mines à l’époque et, inconsciemment, c’était les mineurs de Vergongheon contre les mineurs combellois. Le jour du match, c’était pas rare de voir entre 1500 et 2000 personnes autour du stade. Ca braillait, ça supportait. C’était la fête. Sur le terrain en revanche, c’était dur, rugueux. Chaque équipe voulait s’imposer. Ca posait des semelles. Je me rappelle d’un match où Fredo Cocciancig avait pris un sale coup de la part de Grava. C’était des matchs terribles mais ils valaient le coup d’être joués. Personnellement, je jouais avant centre et mon jeu était engagé, j’aimais être sur le terrain contre eux. Ca fait partie du folklore local. Tout le monde au club veut le jouer ce match, alors, ceux qui sont alignés, ils se doivent de répondre présent.

 

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