AVA/CCAB : LA SUITE

26 novembre 2009 - 09:01

Place au témoignage de Jean Marc Poulignier. "Petit Mozart" du football avéiste, il se rappelle surtout d'un match en 1991.

As-tu joué des derbys contre la Combelle :

J’en ai joué plusieurs dans les années 80 et 90 puis j’en ai suivi aussi en tant que coach

 

Quels souvenirs en gardes tu ?

Une atmosphère, une ambiance particulière. De grands moments de bonheur lorsqu’il y avait des victoires à la clé mais aussi de sacrées désillusions. Je peux avouer aujourd’hui qu’en allant jouer chez eux, j’éprouvais par moment jusqu’à un sentiment d’insécurité tellement la pression sur et en dehors du terrain se faisait sentir.

 

Une rencontre en particulier ?

Celle de la photo en 1991. Je revenais de baptême de Paris, j’avais roulé comme un fou pour pouvoir être à l’heure. Pour moi, c’était la 1ère fois qu’on les battait. On s’était « dépouillés », battus comme des chiens. Francis avait fait un match énorme dans les buts et avait eu la baraka des grands gardiens. Yannick Chirand avait inscrit le premier but et j’avais marqué le second d’une belle frappe enroulée. J’ai pas vraiment souvenir de mes buts mais celui-ci je m’en rappelle vraiment bien. Est-ce parce que c’était la Combelle ? A la fin, les supporters combellois étaient tellement écœurés qu’ils tapaient comme des sourds sur des choses métalliques, ça faisait un énorme vacarme.

 

Qu’est ce qui fait que c’est un match particulier ?

C’est « ancestral » je dirai. C’est dans les gênes de ces deux clubs de s’arracher pour ce match. Chaque génération en entend tellement dire de la précédente qu’évidemment tu croques là dedans à fond. Pour nous, en plus, c’était énorme parce que les coachs de l’époque (en 1980) n’avait pas hésité à lancer toute notre génération (Serge, Dif, les deux Baubel, moi…). En 1980, c’est même moi qui avait raté le pénalty à domicile pour une première défaite 1-0. J’avais 18 ans.

 

Un message à l’attention des 14 joueurs :

Il ne s’agit pas de jouer avec le frein, il faut se lâcher à fond. Mais attention de ne pas jouer le match avant car on y laisse beaucoup d’influe. Il faut aussi une grosse préparation collective d’avant match. Et puis enfin, jouer pour ne rien avoir à regretter. Je souhaite simplement dire aux joueurs que, même s’ils ne sont pas tous vergongheonnais, qu’ils sachent que le club et la commune sont entièrement derrière eux.

Commentaires

burnet 26 novembre 2009 18:03

waouh mouche avec des cheveux!!!!!!!!!

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