CCAB / AVA : LA SECONDE MANCHE

7 avril 2010 - 08:10

Ils sont quelques un, pas nombreux d’ailleurs, à avoir défendu les couleurs des deux clubs du Bassin. Pour des raisons diverses, certains ont donc décidé de franchir le pas et ont navigué de part et d’autre de la frontière départementale. Retrouvez durant des deux semaines, les interviews de trois d’entre eux : Arnaud GRANET, Fabrice REBOLLO et Johan GRANET.

 

ARNAUD GRANET : 39 ans

 

Parcours sportif : A l’âge de 5 ans, je suis entré à l’école de foot de Vergongheon. On était parmi les premiers à pratiquer à cet âge. Dans l’encadrement, on retrouvait Robert Ribeyre, Bernardo et mon père qui était venu aussi donner un coup de main. Il n’y avait pas de plateau à l’époque, on pratiquait simplement entre nous. On était déjà un certain nombre et je me souviens que je jouais avec Jérome Ribeyre et Toto Mezzacazza.

En minime, j’ai signé un an à Brioude avant de vite revenir à l’AVA, coaché par des gars géniaux comme Robert Féminier, Mic Bon ou Jeannot Flory.

Puis en 90-91, je suis parti à la Combelle. J’étais senior première année où j’ai joué durant 14 ans avant de revenir en 2004-2005 à Vergongheon. J’ai décidé d’arrêté le foot en 2007.

 

LES RAISONS DE TON DEPART A LA COMBELLE :

 

En fait, j’ai beaucoup de famille à la Combelle et je n’ai pas vraiment hésité lorsque Dario Carpene m’a sollicité. D’ailleurs, je suis parti en très bon terme de Vergongheon, je n’ai pas eu de soucis particuliers, de simple chambrage de temps à temps notamment de la part de Jean Marc Curabet qui insiste souvent sur les couleurs blanches et noires que j’ai portées.

 

A TU JOUE DES DERBYS ET QU’EN RETIENS TU ?

 

J’en ai joué 3 et n’en ai pas perdu un. Mon premier avec l’AVA. J’étais junior alors et avec Toto Mezzacazza et Toto Bard, on avait été retenus comme remplaçant. Je peux te dire qu’on était déjà sacrément fiers d’être sur le banc dans une rencontre comme celle-ci. Qui plus est, je rentre dans les 15 dernières minutes et je marque le but de la victoire sur une passe de Jean Marc. C’était énorme côté sensation.

Puis les deux autres en tant que Combellois. Je ne me rappelle pas beaucoup du 1er qu’on avait gagné à domicile mais le second à Vergongheon où on fait le nul 1 – 1. Je fais marquer Minot sur un centre et en face, c’était Dif, positionné en avant centre qui égalise.

 

L’AMBIANCE DE CES RENCONTRES :

 

Pour ma part, j’ai toujours trouvé que c’était plus chaud à la Combelle. Quand tu sortais des vestiaires, t’entendais tous les anciens qui tapaient contre les panneaux de pub en métal. Ca faisait un bruit d’enfer et ça te donnait des frissons de partout. Question public de toute façon, ça déplace les foules, t’as toujours du monde pour ces rencontres. Du coup, quand tu sais que tu vas être retenu pour ce match, tu y penses déjà toute la semaine, tu te mets pas mal de pression, surtout tu penses à ne pas faire de boulette.

De toute façon, la seule chose que tu veux, c’est gagner. C’est la notion de derby mais elle est exacerbée. J’ai joué contre Brioude avec Vergongheon mais ce n’est pas pareil. Cette suprématie du Bassin, elle te fait rentrer sur le terrain gonflé à bloc. De toute façon, t’as pas besoin de préparation mentale, l’enjeu du match suffit.

Aujourd’hui toutefois, je les trouve moins engagés qu’avant. Est-ce parce qu’à la Combelle, ils ont beaucoup de joueurs qui viennent de l’extérieur, qui n’ont pas grandi avec ces notions de derby du Bassin ?

 

QUELS SONT LES JOUEURS OU DIRIGEANTS DES DEUX CLUBS QUI T’ONT MARQUE

 

A Vergongheon, j’ai souvenir de Robert Féminier qui nous a suivi tout le temps qu’on a été en équipes jeunes. En tant que joueur, avoir évolué jeune avec des gars comme Jean Marc Poulignier, Serge Bard ou Philippe Da Costa, je l’ai pris comme une sacrée chance. A 17 ans, t’avais envie de leur ressembler.

 

A la Combelle, j’ai plus souvenir de joueurs. J’étais jeune quand je suis arrivé et j’ai évolué au côté de Philippe Gilbert (capitaine), Entradas, Philippon, « Raptou » aussi et surtout Carraro. Il était impressionnant ce gars. Avant centre, il courrait comme un dingue pendant 90 mn, tu le lançais et il se battait sur tous les ballons. Il tentait dans toutes les situations et surtout il ne craignait rien. J’ai bien aimé joué aussi avec Stéphane Lubienicki, peut-être moins rapide mais un battant hors norme.

 

LA DIFFERENCE ENTRE LES DEUX CLUBS :

 

Pour moi, l’AVA est un club plus structuré dans le cadre administratif voire même dans la partie encadrement d’équipes. Mais je m’interroge toujours pour savoir pourquoi, en senior, la Combelle semble plus forte. Peut-être qu’ils ont à chaque fois un ou deux joueurs capables de faire la différence ? Dans la tête aussi, ils semblent plus sûrs d’eux. Quand ils entrent sur le terrain, ils n’ont pas le doute de la défaite.

 

LE MATCH RETOUR, TON PRONOSTIC :


Pour sûr, j’y serai. Quand au pronostic, je donne la Combelle gagnante. Je vais me faire chambrer bien sûr mais, encore une fois, quand ils vont rentrer sur le terrain, ça sera pour gagner. Je tiens quand même à dire que je n’ai pas de préférence, même si je suis vergongheonnais, que mon « gamin » joue aujourd’hui pour les couleurs avéistes mais, c’est tellement chaud au « communal de Basse Combelle » que je ne les vois pas perdre cette seconde manche.

 

 

Commentaires

Banban 7 avril 2010 16:48

sur une victoire blanche et noir dimanche prochain mais avant y'a arpajon

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