JOHAN GRANET, DANS LES PAS DE SON GRAND FRERE

14 avril 2010 - 07:00

Dernier joueur à être interviewer dans le cadre de la seconde manche du derby..

JOHAN GRANET : 29 ans

TON PARCOURS SPORTIF :

De 6 ans à 11 ans, j'ai été licencié à l'AVA. On était encadrés par des responsables comme Alain Ginhac ou Lulu Boulard. Puis en pupille 2ème année, pour des raisons familiales, ma mère m'a inscrit à la Combelle que je n'ai plus quitté jusqu'en senior. En 2004, j'ai pourtant franchi le pas pour revenir à Vergongheon pour jouer une saison. J'ai arrêté ensuite un an parce que je faisais construire. La saison 2007-2008, sollicité par Claude Olivier, je suis revenu au CCAB, une seule année avant de resigner la saison suivante à Vergongheon, que je n'ai plus quitté. Toutefois, m'étant gravement blessé (rupture totale du tendon d'Achille) le 30 août dernier, je ronge mon frein en attendant (espérant) pouvoir reprendre en Août prochain.

LES RAISONS DE TES ALLERS ET VENUES :

Mon premier départ gamin était d'ordre "logistique". Ma grand mère étant de la Combelle, il était plus facile pour ma mère de me faire garder là bas. En 2004, c'est plus en réaction par rapport à des choix et des décisions que j'ai décidé de revenir à Vergongheon. Et puis, cette année de reprise à l'AVA, Did était entraîneur, Fabrice Andrieux et Kiki Pranyès étaient revenus, on a fait une saison super sympa avec une très bonne ambiance et une 4ème place méritée au classement. En 2007, alors que je n'avais pas joué d'un an, Claude Olivier m'a recontacté et m'a demandé de venir donner un coup de main notamment en équipe réserve du CCAB. La une était en DHR et l'objectif était de faire monter la deux. On finit malheureusement deuxième derrière Saint Babel et on joue une demi finale de la coupe Mallet. Mais, il y avait déjà eu beaucoup de mouvement dans l'effectif, je ne me retrouvais moins dans la nouvelle organisation et, contacté à nouveau par Jean Marc Curabet, j'ai resigné à l'AVA pour retrouver ce que je cherchais : la convivialité, une plus grande notion de la "famille" et ce petit truc de dire qu'on fait avec "ce qu'on a" notamment dans l'effectif.

DES DERBYS :

J'en ai joué trois et uniquement avec la Combelle. le 1er, la première année d'entraîneur de Lemasson, en Coupe de France avec une victoire 4 - 1 à Vergongheon. Puis deux matchs en championnat, l'année où Jean Pierre Addeo était entraîneur avec deux victoires à la clé : 2 - 0 à Vergongheon et 2 - 1 à la maison. Pour le match à Vergongheon, à l'échauffement sur un saut, je retombe mal et me fais une grosse entorse de la cheville. Je voulais tellement jouer ce match, notamment parce que mon cousin Franck Granet jouait en face, que strappé j'ai tenu. Après, j'ai pas joué de 6 semaines mais ce match j'y tenais.

L'AMBIANCE DE CES RENCONTRES :

Pour moi, ça avait un goût particulier étant originaire de Vergongheon. Ca me donnait une motivation supplémentaire. C'est vrai qu'au CCAB, on y allait pour gagner. Mentalement, il n'était pas question de perdre. Mais, pour ma part, bien qu'engagés, je n'ai jamais connu de derbys méchants. Ca c'est toujours déroulé à la loyale.

DES DIRIGEANTS OU JOUEURS QUI T'ONT MARQUE :

Au CCAB, j'en retiens un : l'unique "Boucho" Grava. Toutes les semaines, depuis que j'était pupille, il nous a pris pour faire des entraînements spécifiques gardien. Je me retrouvais avec mon cousin David "Dado" Della Pietra ou encore Yann Barthomeuf. de nombreuses fois tout seul aussi. Certaines semaines, c'était 4 voire 5 entraînements avec les collectifs. Il nous faisait faire des exercices de fou, pris dans des bouquins de professionnels. Il avait même fabriqué un mur en béton pour tirer les coup-francs et pour pas qu'on ne voit le départ du ballon. Sauter par dessus un banc pendant des minutes entières, des roulades sur la place de la Combelle, les montées d'escalier... au final c'était un travail énorme mais, il n'y a pas de mystère : ça payait. Puis j'avais la chance de m'entraîner aux côtés de Dado. j'ai vu ce que c'était qu'un grand gardien.. un chat. Un des meilleurs que j'ai vu. Ca ça t'encourageait aussi.

Question joueurs, à la Combelle, Michel Rosa, Raptou, Carraro et Stéphan Lubienicki  et à l'AVA, Did en tant que coach (à fond dedans et qui savait mettre l'ambiance) et surtout Fabrice en tant que joueur.

LA DIFFERENCE ENTRE LES CLUBS :

Personnellement, la chose qui m'a le plus marqué lorsque je suis revenu à l'AVA, c'est le monde qui assistait à l'assemblée générale. C'est flagrant ! l'AVA est un club de bénévoles, de personnes qui s'investissent sur le sportif mais aussi sur le volet animations et manifestation. En revanche, la différence sur le terrain, elle est étonnante. Bien sûr, le côté mental. Au CCAB, avant les derbys, on regardait les classements et, l'air de rien, on était plus sereins. Ca joue énormément le mental. Et puis, la formation, l'école de foot. Comment comprendre qu'avec une formation aussi bonne à l'AVA, en seniors ça ne suive pas à hauteur des capacités. Si je prends l'exemple des moins de 17 du CCAB à mon époque, on s'est retrouvé en nombre en première ensuite : les Grava, Olivier, Guerraud, Lubienicki encadrés par Raptou, Belot ou Jarrier.
C'est vrai que la politique du CCAB aujourd'hui est de faire confiance à des joueurs venus de l'extérieur. Pas majoritairement certes, mais ils sont quand même nombreux. Personnellement, je doute de cette stratégie et je pense, qu'à plus long terme, c'est l'AVA qui détient la vérité. Je me souviens l'année où le CCAB a recruté via France Foot, on a eu des venues de partout (Commentry, Le Puy et même de Saint Nazaire) mais, au final, les gars font une saison voire quelques mois et s'en retournent.

LA SECONDE MANCHE :

Si je peux, j'y serai. En revanche, sur le papier, ce sont deux équipes opposées tant au classement que du côté mental. Les recettes pour espérer gagner à la Combelle ? je conseillerais évidemment d'être très solide défensivement et d'être patient. Si le CCAB veut marquer, ils se découvriront et il y aura alors des possibilités de contre. Mais, malgré tout celà, j'imagine mal, en l'état, une victoire avéiste. Toutefois, j'y crois, on en a besoin pour la fin de saison et pour le maintien. Comme les autres, si l'AVA se maintien et que le CCAB monte en DHR en fin de saison, je serai satisfait. Mais, sur ce match, si on ramène déjà un nul, ça sonnera comme une petite victoire.

 

 

Commentaires

Banban 17 avril 2010 18:23

bien parlé johan à part pour le pronostique le CCAB va l'emporter mais l'AVA va se maintenir

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